Blog de Matthieu Mével
Avec Eduardo Bernal, Héctor Bourges, Helena Chavez, Jean-Frédéric Chevallier, Joseph Danan, Ileana Diéguez, Camill Goliash, Marcos López, Matthieu Mével, Rodolfo Obregón, Philippe Ollé-Laprune, Rubén Ortiz, Rogelio Sosa, Víctor Viviescas
Casa Refugio Citlaltépetl, Théâtre Juan Ruiz de Alarcon, UNAM
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DESCRIPTIF COMPLETS DES JOURNEES
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Plutôt que d’ouvrir l’habituel espace où chacun viendrait communiquer aux autres les récentes avancées de sa réflexion académique, cette fois, il s’est agi de proposer un dispositif pour que se rencontrent nos pensées. Pour les activer aussi, les susciter, les exciter, les dévier, en produire d’autres, inattendues. Et pour qu’il y ait de la jouissance à ces surprenants croisements. Un dispositif pour les pensées telle une série d’exercices variés où exercer celles-ci ensemble, diversement et au présent.
Première journée / Tournoiement
Une première manière de faire effondrer les idées de chacun
Lundi 31 août 2009 / Casa Refugio Citlaltépetl
On commencerait par essayer, à tour de rôle, de répondre brièvement (cinq minutes) à la question suivante : à quoi bon imaginer ? Débute ensuite une discussion réelle au cours de laquelle il ne s’agit pas d’établir un consensus mais bien au contraire d’écarteler au maximum la problématique. “Imaginer” consiste à fabriquer des images mentales, ce qui peut conduire à défendre la fonction ouvrante d’une telle activité dès lors qu’elle donne d’inventer des dynamiques autres que celles qui régissent nos vies quotidiennes. Ou bien, à l’inverse, on soulignera les limites de celle-ci : si j’imagine a priori ce qui va se passer, je suis moins disponible pour accueillir ce qui présentement survientOu bien encore, on considérera l’impossibilité que le verbe imaginer sous-tend : comment concevoir l’inimaginable ? Ou bien à nouveau : pourquoi produire des images – quand bien même celles-ci seraient inimaginables – dans un monde saturé d’images ?
Deuxième journée / Remuement
Petit exercice pour penser ce que produit le théâtre
Mardi 1er septembre 2009 / Casa Refugio Citlaltépetl
Chacun des exposants, ayant pris soin de préparer son analyse, disposera d'une dizaine de minutes pour, à partir du récit d'un moment de théâtre auquel il a assisté en tant que spectateur et dont le souvenir reste à ce jour encore marquant (ou, selon les cas, bouleversant), réfléchir à ce qui s'est alors produit en lui. Entrecroisant les exemples proposés, on se demandera tout à la fois : Qu'est-ce que produit le théâtre : affect, émotion, pensée, percept, relation, désir, sens ? Comment cela qui se produit est-il produit ?
La notion de «théâtre» sera abordée dans un sens très large : une expérience de vision, une expérience directe (c'est-à-dire sans médiation), une expérience qui en passe par autrui. On pourra donc parler tout autant du cirque que d'une installation déambulatoire, d'une performance que d'un concert de musique, d'un texte lu aussi bien que mis en scène, etc.
Troisième journée / Ouvrement
Deux exercices « politiques » quant au sens de l’être-avec
Mercredi 2 septembre 2009 / Théâtre Juan Ruiz de Alarcón
La journée précédente aura permis de proposer des mots, peut-être tout un vocabulaire qui donnent de caractériser l'événement théâtral ainsi que les effets que le dispositif scénique produit. Au-delà de ce qui est éprouvé individuellement (remuement, joie, excitation), ces plaisirs conduisent-ils à l'ouvrement – ouverture de ma tâche d'être au monde, ouverture aux autres, ouverture à ce qui est le plus loin de moi ? Pour creuser cette question, on proposera cette fois deux exercices distincts.